1989 : 8 secondes de trop pour Laurent Fignon

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Le Tour de France 1989 est considéré aujourd’hui comme le Tour le plus fou de toutes les éditions de la Grande Boucle. Disputé du 1er au 23 juillet, ce 76e Tour de France n’a pas connu son vainqueur final avant l’ultime étape sur les Champs-Elysées.


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Parti du Luxembourg, les 198 coureurs parcourent la France dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour la petite histoire, il s’agit du premier Tour de France disputé sous la direction de Jean-Marie Leblanc.

Laurent Fignon se souvient très bien de cette édition. En effet le coureur français pensait avoir fait le plus dur, en possédant plus de 50 secondes d’avance sur l’américain Greg Lemond la veille de la dernière étape. Retour sur un évènement passionnant.

Les deux hommes se sont livrés un duel sans merci tout au long des 3 semaines de course, prenant chacun leur tour la tête du classement général après des étapes décisives.

Greg Lemond tout d’abord, s’empare de la tunique jaune après le contre-la-montre individuel entre Dinard et Rennes lors de la 5e étape. Il devance Laurent Fignon de 24 secondes, malgré des conditions météorologiques déplorables.

Mais Fignon va profiter des premières étapes de montagne pour récupérer le maillot jaune. Après la victoire du jeune et prometteur Miguel Indurain à Cambasque où les hommes de tête se sont neutralisés, la 10e étape entre Cauterets et Superbagnères est décisive.

Laurent Fignon n’est pas au mieux mais il profite d’une défaillance de Lemond pour récupérer le maillot jaune. Les étapes suivantes entre les Pyrénées et les Alpes voient Fignon briller le jour du 14 juillet, mais sans accentuer réellement son avantage au général.

Le deuxième contre-la-montre individuel de ce Tour de France 1989 est une nouvelle étape décisive. Entre Gap et Orcières-Merlette, Greg Lemond prend une nouvelle fois le meilleur sur Fignon. Il ne remporte pas l’étape mais récupère le maillot jaune avec un avantage de 40 secondes.

Tout le monde pense alors que le vainqueur final va prendre le meilleur dans les Alpes. Un scénario de la sorte se produit avec Laurent Fignon, qui récupère la première place du général à l’Alpe d’Huez et relègue Greg Lemond à 50 secondes. Fignon est plus fort en montagne et le fait savoir.

Mais la dernière étape entre Versailles et les Champs-Elysées est un contre-la-montre indivuel, le troisième de cette édition 1989. Cette ultime étape est représentative du reste de la compétition.

Sur les 24,5 kilomètres du parcours, Greg Lemond effectue un temps canon de 26 minutes et 57 secondes. Parti en dernier, Laurent Fignon fait tout ce qu’il peut pour ne pas perdre trop de temps et conserver son maillot jaune.

Mais le français termine 3e de cette dernière étape, à 58 secondes de Lemond. Il perd le Tour de France pour 8 petites secondes et n’accrochera jamais de 3e victoire finale (après 83 et 84) dans la plus grande compétition cycliste de la planète.

Il s’agit encore aujourd’hui, du plus petit écart jamais enregistré entre le vainqueur du Tour de France et son dauphin.

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L'auteur

Blogueur depuis 2007 et amateur de sport, Stéphane est très actif sur Twitter, Facebook et Google+.

2 commentaires

  1. Le plus grand regret de sa carrière… Mais n’oublions pas qu’il a gagné 2 Tours quand même et rendons-lui un dernier hommage en ce triste jour de la disparition de ce grand champion français.

  2. Pingback: Greg LeMond révolutionne le contre-la-montre

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