UBB : Jefferson Poirot absent six à huit semaines, une crise majeure aux piliers avant le Racing

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L’UBB fait face à une crise majeure au poste de pilier. Jefferson Poirot, qui a effectué son grand retour avec le XV de France cet été au Championnat des Nations, est blessé à un genou et sera absent six à huit semaines. Avec trois autres piliers indisponibles, le club bordelais doit trouver rapidement un joker médical avant de recevoir le Racing le 5 septembre.

C’est à l’entraînement que le coup dur s’est abattu sur l’UBB. Jefferson Poirot, pilier gauche des Girondins, a contracté une blessure au genou qui le privera des terrains pour une période substantielle. Selon le manager du club, cette absence devrait s’étendre sur six à huit semaines – une durée qui couvre la majorité du début de saison régulière en Top 14.

Poirot accepte son forfait: « Ma dernière saison au club »

Malgré cette mauvaise nouvelle, Poirot s’est présenté en conférence de presse pour expliquer les circonstances de sa blessure. Le pilier a décrit précisément le mécanisme: « Ma blessure est accidentelle, sur un plaquage que je prends sur le côté, couplé à un plaquage que je prends haut. » Un cumul de chocs qui a endommagé son genou lors d’une séance d’entraînement ordinaire.

Fait notable, Poirot a abordé cette épreuve sous un angle philosophique. Il a rappelé que cette saison 2025-2026 représente sa dernière année au club et même sa dernière en rugby professionnel. Cette perspective lui permet de relativiser: « Ça me laisse six semaines de plus pour faire une grosse prépa. Cette saison est particulière pour moi, c’est pour ça que je le prends de façon positive, j’ai envie de faire ma plus belle saison avec le club. » Une approche constructive qui ne dissimule pas la réalité d’une absence prolongée au moment où son équipe amorce un nouveau cycle compétitif.

L’hécatombe des piliers bordelais

Le problème dépasse largement le seul cas Poirot. L’UBB traverse une véritable hécatombe au poste de pilier, avec quatre joueurs simultanément indisponibles ou écartés du groupe professionnel immédiatement opérationnel.

Zaccharie Affane est touché à l’épaule et ne devrait revenir qu’en fin d’année. Ben Tameifuna a subi une intervention chirurgicale à l’épaule fin mai, juste après la victoire en Champions Cup, et son retour est aussi fixé à décembre. Carlü Sadie, pour sa part, est actuellement en tournée avec l’Afrique du Sud: titulaire face aux Gallois, il reste dans les plans de Rassie Erasmus mais n’a pas affronté les All Blacks lors de la première rencontre de la série, ce qui le rend indisponible pour le club français. Enfin, Ruben Paragade s’est blessé pendant la préparation de la Coupe du monde U20.

Cette accumulation laisse Yannick Bru avec seulement quatre piliers opérationnels dans son groupe professionnel. Une situation critique à quatre jours du déplacement – ou plutôt de la réception puisque c’est à domicile – face au Racing, samedi 5 septembre à 21 heures.

Qui pour combler le vide immédiatement?

Face à cette urgence, Bru devra faire des choix difficiles. Sipili Falatea et Toma Taufa sont identifiés comme les solutions à droite de la mêlée. Le second cité représente une option fragile: il n’a joué que cinq rencontres la saison précédente sans débuter une seule fois, mais peut dépanner à gauche. Matis Perchaud devrait tenir la position à gauche. Derrière, Lasha Pkhakadze, le jeune pilier géorgien de 22 ans arrivé de Nevers en intersaison, risque d’être sollicité plus rapidement que prévu.

Yannick Bru lui-même l’avait reconnu lors d’un entretien antérieur: Pkhakadze est un « pilier polyvalent et très prometteur » qui aurait eu besoin de temps d’adaptation. Or, les événements accélèrent le calendrier. Le manager a cependant noté que « Pkhakadze fait un très bon début de saison, physiquement, mentalement et rugbystiquement », ce qui laisse entendre que la jeune recrue géorgienne pourrait répondre présente malgré l’agenda précipité.

La quête d’un joker médical: mission quasi impossible

L’ampleur de la crise a forcé le club à explorer le marché des transferts pour un joker médical – en l’occurrence, un pilier droitier capable de renforcer l’effectif immédiatement. Sauf que cette recherche bute sur une réalité simple: tous les bons joueurs ont déjà un club. Yannick Bru ne cache pas les limites du marché disponible: « Au mieux on peut récupérer un stagiaire ou un joueur en fin de carrière qui n’est plus le choix numéro un dans son club. Mais ce n’est pas simple car il nous faut un joueur opérationnel de suite. »

En clair, les cibles sont réduites à ceux que leurs clubs respectifs ne considèrent plus comme prioritaires – une catégorie qui offre rarement des garanties de qualité immédiate. Le manager a aussi précisé un autre obstacle: Carlü Sadie « n’a toujours pas terminé sa saison 2025-2026 et n’a pas pris de vacances », ce qui signifie que même son retour futur au club reste tributaire de la fin de la tournée sud-africaine.

Jusqu’à la réception du Racing le 5 septembre, l’UBB doit donc naviguer avec une profondeur de banc réduite au poste critique de pilier. Les Girondins ne seront pas en recherche d’une simple solution: ils cherchent un miracle du marché des transferts. En attendant, la saison 2025-2026 bordelaise débute sous le signe de la précarité organisationnelle.

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