Les racines du basketball

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Il y a plus de 110 ans, un professeur canadien, du nom de James Naismith, eut la lourde tache de trouver, en tant que directeur des activités physiques du lycée, un moyen d’occuper une classe de jeunes hommes turbulents pendant les mois d’hiver où la pratique des sports d’extérieur n’était pas possible.

Son idée première avait été de vouloir adapter les règles des sports de plein air à un sport de salle. Mais ni le football, ni le football américain, ni la crosse (sport populaire au Canada) ne trouvèrent moyen de s’adapter aux dimensions de la salle de sports qui étaient à sa disposition.

Décidé à créer un sport nouveau, il le voulu foncièrement adapté aux exigences d’une salle couverte. Un ballon facile à attraper et à lancer, pas de plaquage, pas de course avec le ballons et un but à atteindre en hauteur afin de favoriser l’adresse à la puissance physique.

Les premiers buts furent des cageots de pêche. Et l’endroit choisi pour les fixer: la main courante de la piste de course située en hauteur du gymnase. Et quelle hauteur? 3,05m bien sur, hauteur à laquelle sont encore aujourd’hui les paniers de basket.

Le premier match entre ses turbulents élèves peut alors avoir lieu. Il se terminera par le score sans appel de 1-0, grâce au panier historique du jeune William Chase. Les jeunes impétueux adhèrent immédiatement à l’invention de leur professeur, lui donnant même le nom de “Naismith Ball”. Le professeur refuse et l’on trouve un autre nom. “A Basket and a ball” devint naturellement le BasketBall.

Quelques temps plus tard, James Naismith codifie les 13 premières règles du basketball qu’il affiche dans la salle du gymnase de Springfield. Elle sont également publié dans le bulletin de la YMCA de Springfield, “Le Triangle”.

  1. La balle peut être lancée dans n’importe quelle direction d’une ou deux mains.
  2. La balle peut être lancée dans n’importe quelle direction en frappant du plat de la main, d’une ou deux mains, jamais avec le poing.
  3. Un joueur ne peut pas courir en tenant la balle ; le joueur doit la relancer de l’endroit où il la récupère, sauf s’il l’attrape alors qu’il court à bonne vitesse.
  4. La balle doit être maintenue dans ou entre les mains, il ne faut jamais utiliser les bras ou le corps pour la maintenir.
  5. Il est interdit de donner des coups d’épaule, de tenir, de pousser, de faire tomber ou de frapper de quelque manière que ce soit un adversaire. La première violation de cette règle entraîne un lancer franc, la seconde exclut le joueur du terrain jusqu’au prochain panier, voire même pour le reste de la partie si une blessure a été causée ; aucun remplacement n’est alors admis.
  6. Frapper la balle du poing constitue une faute, conformément aux articles 3 et 4, et tel que cela est décrit dans l’article 5.
  7. Si une équipe commet 3 fautes consécutives (sans que l’autre n’en commette), un panier sera compté pour les adversaires.
  8. On appelle panier une balle envoyée dans le panier depuis le sol, à condition que la balle reste dedans et que les défenseurs ne touchent pas la balle ni n’empêchent le panier si la balle rebondit. Si la balle reste en équilibre sur le bord du panier et que les adversaires bougent le panier, on dit que le panier est marqué.
  9. Lorsque la balle sort des limites, elle devra être remise sur le terrain et jouée par le premier joueur qui la touche. en cas de litige, l’arbitre de touche relance la balle dans le terrain. le joueur chargé de la remise en jeu dispose de 5 secondes ; s’il dépasse le délai imparti, la balle change de camp. Si les deux équipes jouent la montre, l’arbitre de touche signale une faute pour les joueurs coupables.
  10. L’arbitre de touche jugera les hommes, comptera les fautes et signalera à l’arbitre les triples fautes consécutives. Il sera habilité à disqualifier des joueurs selon l’article 5.
  11. L’arbitre chef sera seul juge de la balle et devra décider si la balle est jouée hors limites, à quelle équipe elle appartient et garder un œil sur la pendule. c’est lui qui accorde les paniers et qui les compte, il assume également les autres responsabilités incombant normalement à tout arbitre.
  12. La durée d’une partie sera de 2 fois 15 minutes, avec une mi-temps de 5 minutes.
  13. L’équipe marquant le plus de paniers sera désignée comme gagnante. en cas de match nul, il peut y avoir prolongation, sur accord des capitaines, jusqu’à ce qu’un panier fasse la décision.

Il est intéressant de remarquer que bons nombre de ces règles structurent encore aujourd’hui le Code du Jeu du basket moderne. Même si le jeu a énormément évolué, sans le docteur James Naismith jamais le basket ne serait ce qu’il est maintenant…

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