À 34 ans, 117e mondial, Basilashvili atteint les 18 de finale à Rome, ce que personne n’attendait de l’ancien Top 20

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À 34 ans et classé 117e mondial, Nikoloz Basilashvili réalise un exploit remarquable en atteignant les huitièmes de finale du Masters 1000 de Rome. L’ancien top 20 a successivement écarté Ben Shelton puis Brandon Nakashima, avant de défier Andrey Rublev, qu’il avait vaincu en finale du tournoi ATP 500 de Hambourg en 2019.

Ce parcours de Basilashvili à Rome dessine une trajectoire inattendue pour un joueur de son âge et de son classement actuel. Battre deux adversaires consécutifs dans un Masters 1000, l’une des plus hautes catégories du tennis professionnel, relève rarement du hasard à ce stade de la carrière.

Une résurrection tardive mais authentique

Le parcours de Basilashvili illustre un phénomène rare dans le tennis moderne : une seconde jeunesse compétitive après une longue période de déclin. Autrefois top 20 mondial, il a connu un effritement progressif de son classement au fil des années. À 34 ans, se retrouver au 117e rang représente un long voyage vers les marges du circuit professionnel.

Pourtant, Rome 2026 marque un tournant. Passer les qualifications puis éliminer deux joueurs de valeur n’est pas un accident statistique. Brandon Nakashima et Ben Shelton sont des adversaires sérieux, issus de la nouvelle génération nord-américaine. Les battre consécutivement suggère une forme retrouvée, possiblement la conséquence d’un travail méticuleux sur la condition physique ou une refonte tactique.

L’histoire avec Rublev : un précédent favorable

La confrontation à venir contre Andrey Rublev porte une charge historique. En 2019, Basilashvili avait remporté la finale du tournoi ATP 500 de Hambourg face au joueur russe — un succès significatif, même si sept ans les séparent désormais. Le contexte a changé : Rublev a depuis consolidé son statut au top 10, tandis que Basilashvili a traversé une période moins brillante.

Ce précédent positif n’annule cependant pas les obstacles liés au temps. L’âge, la récupération, l’accumulation des matches sur une semaine à Rome : tous ces facteurs jouent contre le Géorgien. Mais le fait qu’il ait déjà vaincu Rublev dans une finale importante ôte toute aura d’invulnérabilité au Russe.

Une lueur d'espoir dans la trajectoire des vétérans
Une lueur d'espoir dans la trajectoire des vétérans

Une lueur d’espoir dans la trajectoire des vétérans

Statistiquement, peu de joueurs du top 20 retrouvent une compétitivité significative au-delà de 33-34 ans. Basilashvili échappe à cette règle, du moins temporairement. Son passage aux huitièmes de Rome, obtenu face à des adversaires jeunes et talentueux, remet en question les idées reçues sur le déclin irréversible des « vétérans » du circuit.

Reste à déterminer si cet exploit marque une inflexion durable ou un éclair éphémère. Le tennis professionnel, sport d’usure physique extrême, pardonne rarement les retours prolongés. Mais pour Basilashvili, atteindre les huitièmes d’un Masters 1000 à son classement actuel constitue déjà une victoire.

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