Vannes prépare deux délocalisations en Top 14, dont Toulouse au Roazhon Park de Rennes en septembre

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Le RCV franchit un cap: après une expérience concluante en Pro D2, Vannes prépare deux délocalisations majeures en Top 14, dont la réception du champion Toulouse au Roazhon Park de Rennes lors de la troisième journée. Une stratégie du club breton pour capitaliser sur son nouvel élan et remplir des enceintes bien plus grandes que son stade de la Rabine.

Vannes ne cache plus son ambition. Depuis son accession au Top 14, le club breton cherche à grandir et à se faire connaître au-delà de ses frontières. Pour cela, il mise sur deux armes: des matchs de gala contre des cadors du championnat et des stades de grande capacité. Le calendrier de la saison 2025-2026 offre justement cette opportunité.

Toulouse au Roazhon Park: une première délocalisation confirmée

C’est officiel: la réception du Stade toulousain, champion de France en titre, se déroulera au Roazhon Park de Rennes à la troisième journée de Top 14. Le match est d’ailleurs déjà programmé en prime-time, samedi 19 septembre à 21h. Cette annonce intervient quelques mois seulement après un succès identique: la saison dernière, lors d’un match de Pro D2 face à Grenoble à la onzième journée, Vannes avait délocalisé au même Roazhon Park. Résultat: 29 842 places comblées dans l’enceinte rennaise.

C’est ce succès qui a convaincu le président du RCV, Olivier Cloarec. En juin dernier, il avait clairement affiché ses intentions: « On a envie de retourner jouer au moins une fois à Rennes cette saison en Top 14, en automne, contre Toulouse ou Bordeaux, et aussi aller à Nantes au printemps ». L’objectif est double: augmenter significativement les recettes de billetterie et gagner en visibilité, en particulier face à un adversaire du prestige de Toulouse.

Bordeaux à la Beaujoire: une deuxième délocalisation en gestation

Mais Vannes ne s’arrête pas là. Selon les informations disponibles, le club prépare une deuxième délocalisation, vers Nantes cette fois. Il s’agirait de recevoir l’Union Bordeaux-Bègles lors de la neuvième journée de Top 14, le week-end du 7 et 8 novembre. Le match se tiendrait au stade de la Beaujoire, antre du FC Nantes avec sa capacité de 38 000 places.

Olivier Cloarec a justifié ce choix en soulignant le caractère régional: « Nantes et son stade de 38 000 places fait partie de l’histoire de la Bretagne. Cette situation géographique nous intéresse évidemment ». Ces discussions sont toujours en cours, mais elles illustrent une stratégie cohérente du RCV: exploiter les grands stades du Grand Ouest breton pour attirer les foules et générer des revenus supplémentaires.

La stratégie économique d’un promu ambitieux

Pour comprendre l’enjeu, il faut rappeler qu’en Pro D2, le RCV remplissait régulièrement le stade de la Rabine, son enceinte de référence. Mais cette capacité limitée représentait un plafond de verre: impossible de progresser en termes de billetterie sans changer de dimension. Les délocalisations répondent à cette contrainte. En Top 14, jouer face à des équipes de prestige comme Toulouse ou Bordeaux crée un appel d’air populaire qu’il serait dommage de ne pas amplifier avec des enceintes plus grandes.

Le Roazhon Park et la Beaujoire ne sont pas des choix anodins. Deux villes bretonnes suffisamment proches de Vannes pour que les supporters se déplacent, avec des infrastructures de classe mondiale. Le succès de la délocalisation en Pro D2 (29 842 spectateurs) montre que le concept fonctionne: les gens se bougent pour voir du spectacle et des adversaires prestigieux.

Un calendrier à surveiller

Si le match contre Toulouse est déjà programmé et officiel, celui contre Bordeaux reste à confirmer. Mais l’intention est affichée. Pour les supporters du RCV, cela signifie deux rendez-vous majeurs en début de saison: face aux deux champions du classement en titre ou presque. Toulouse caracole au sommet du Top 14; Bordeaux se dispute régulièrement l’accès aux phases finales.

Au-delà du spectacle, ces délocalisations ont une portée sportive: accueillir Toulouse ou Bordeaux loin de votre forteresse habituelle peut perturber l’équipe visiteuse, mais aussi créer une cohésion supplémentaire chez le RCV. Jouer dans un grand stade, face à une foule nombreuse, exige une concentration et une discipline accrues. C’est un test de maturité pour un promu qui entend rester durablement en Top 14.

La saison 2025-2026 s’annonce donc riche en mouvements pour Vannes. Au-delà du simple compte des points, le club breton construit sa légende et teste les limites de son ambition.

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