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Quatre matches, une rupture. Depuis son arrivée à Clairefontaine le 28 septembre, Zinédine Zidane a redessiné l’équipe de France selon une philosophie claire: possession de balle et créativité inspirées de l’Espagne championne du monde et du PSG de Luis Enrique. Les premiers résultats esquissent une métamorphose tactique et une confiance nouvelle autour du nouveau sélectionneur.
Le nouveau boss des Bleus ne cache pas ses convictions. Durant ses interventions médiatiques, Zidane a martelé son objectif: faire jouer une équipe qui entreprend, qui monte haut sur l’adversaire, qui possède le ballon plutôt que de le poursuivre. « J’ai été meneur de jeu donc je n’aimais pas courir derrière le ballon, je voulais courir avec le ballon », a-t-il expliqué dimanche dernier, justifiant ce réajustement philosophique par sa propre expérience de joueur.
Un ADN tactique neuf
La rupture avec les quatorze années de Didier Deschamps s’incarne dans l’organisation en 4-3-3, calquée sur les modèles de la Roja et du PSG. Zidane a travaillé sur ce projet depuis des mois, affinant ses plans selon sa sensibilité d’entraîneur. Aux côtés de Fabien Barthez, adjoint, il a introduit une nouvelle génération d’éléments techniques: Rayan Cherki et Maghnes Akliouche au poste de relayeur, Lucas Da Cunha en sentinelle. Ces choix signent une volonté d’enrichir la palette offensive et créative de l’équipe.
Zidane arrive avec la réputation d’un entraîneur proche de ses joueurs, inspiré par son mentor Carlo Ancelotti. Les trois premières semaines ont rappelé qu’il était aussi un homme de convictions: la direction imposée par le nouveau boss ne laisse aucune ambiguïté sur le chemin à suivre.
Après quatre matches, la métamorphose est en marche. Les premiers résultats sont embryonnaires mais prometteurs, et incarnent une équipe de France qui a changé de visage.