Pau leader du Top 14 avec 4 victoires en 5 journées, vise les demi-finales pour la première fois

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Pau affiche un bilan sans faille depuis le début de saison 2026 (4 victoires en 5 journées, 18 points au classement) et figure parmi les deux premiers du Top 14. Éliminés en barrages par le Racing 92 la saison précédente, les Béarnais cherchent à se hisser pour la première fois en demi-finales de championnat, portés par un jeu offensif tranchant et un effectif consolidé par un recrutement ciblé.

La Section Paloise n’a pas attendu longtemps pour confirmer le potentiel entrevu lors de la saison 2025. Après avoir terminé quatrièmes et subi l’élimination en barrages (défaite 33-31 face au Racing 92 au Hameau), les hommes de Sébastien Piqueronies affichent cette année une solidité retrouvée. Le staff en place depuis 2021 – Piqueronies a prolongé jusqu’en 2031 – a construit son projet sur la durée, ce qui transparaît maintenant dans les performances: une première moitié de saison sans faux pas, marquée par 204 points inscrits en cinq rencontres.

Une armada composée et des jeunes qui percent

Le renforcement de l’effectif s’observe d’abord chez les avants, secteur où le club s’était éprouvé. Les recrues Pesenti, Vergnes-Taillefer, Grondona et Couty arrivent en renfort de Montoya et Isa, qui avaient porté l’équipe l’an dernier. En ligne arrière, le Portugais Rodrigo Marta, ancien ailier de Colomiers, a inscrit 6 essais en 5 matchs depuis son arrivée – sa capacité d’insertion dans le jeu ofensif palois s’avère immédiate.

La formation interne fournit aussi son quota. Trois des quatre derniers récipiendaires du prix de la révélation de Top 14 ont pour point commun le centre de formation béarnais: Émilien Gailleton (2023), Théo Attissogbe (2024) et Fabien Brau-Boirie, primé le 28 septembre dernier. Tous trois sont devenus internationaux et ont choisi de prolonger à Pau malgré les convoitises – Gailleton avait notamment attiré l’intérêt du Stade Toulousain et de La Rochelle.

Un jeu qui tranche

Le style proposé par Pau détonne dans le Top 14 actuel. Face à Montpellier, le 5 septembre, les Béarnais l’ont emporté 27-19 en déplacement avec un groupe appauvri par les blessures. À Vannes samedi dernier, Axel Desperes à l’ouverture a dirigé un match dominateur en première période: la créativité de la ligne arrière, l’efficacité aérienne et les relances d’Attissogbe ont écrasé les locaux, avant un retour compliqué des adversaires (victoire finale 43-40). Hugo Auradou en deuxième ligne et Aaron Grandidier-Nkanang (auteur d’un doublé en Morbihan) complètent l’architecture d’une équipe qui tire vers le haut collectivement.

La victoire contre l’Aviron Bayonnais (70 points inscrits) et celle sur le Stade Rochelais lors de la 4e journée soulignent une capacité à dominer les équipes établies du championnat.

Les cadors en reflux

Pau bénéficie aussi d’un contexte favorable. La Rochelle, longtemps référence, affaisse sa courbe depuis deux saisons. Toulon traverse une crise profonde et vient de voir partir son directeur du rugby Pierre Mignoni. Les clubs parisiens naviguent entre performances meilleures et périodes creuses. Seul Toulouse continue de dominer l’étage supérieur; l’UBB, malgré sa huitième place la saison régulière précédente, demeure le rival intrinsèque.

Le sondage des entraîneurs menés par Midi Olympique en septembre avait classé Pau dans le top 6 pressentis pour la phase finale. Reste à confirmer: Brau-Boirie y insiste, une équipe « compétitive » doit manifester une constance sur plusieurs années, au risque de s’effondrer.

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