Bordeaux-Bègles frustré à Gloucester, Tameifuna dépanne en 2e ligne pour « deux ou trois semaines »

© Joueurs de Bordeaux-Bègles en maillot noir et blanc affrontant Gloucester au rugby. Image générée par intelligence artificielle

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Ben Tameifuna a quitté la pelouse de Gloucester avec une frustration assumée, après un résultat jugé insuffisant par son équipe. Le joueur de Bordeaux-Bègles, aligné pour la première fois en deuxième ligne (numéro 5), a décrit une première période « sans lucidité » puis une réaction plus convaincante après la pause. Il se dit prêt à prolonger l’intérim à ce poste « deux ou trois semaines » si le collectif le demande.

Le vestiaire de Bordeaux-Bègles n’avait rien d’euphorique au coup de sifflet final à Gloucester: Ben Tameifuna parle d’une ambiance « un peu calme », signe, selon lui, de l’attachement du groupe à la compétition et de son niveau d’exigence, même en déplacement « sur la pelouse d’une très bonne équipe ».

Une attente claire: « on s’attend à gagner », même à Gloucester

Tameifuna insiste sur le décalage entre l’objectif interne et l’issue du match: « Ce n’est pas le résultat que nous espérions », résume-t-il, évoquant un « petit coup dur » sans le qualifier de « défaite ». La nuance dit beaucoup de l’état d’esprit bordelais: la performance laisse de quoi nourrir des regrets, mais le groupe veut s’en servir comme d’un levier immédiat, avec l’idée que la frustration « donne la force de rebondir au plus vite ».

Le tournant, selon lui: une première période trop imprécise

Le diagnostic posé par le joueur vise d’abord le contenu avant la mi-temps: manque de lucidité, « trop de ballons » laissés en route, « trop de plaquages » manqués. Dans son récit, ces erreurs prennent un relief particulier face à l’adversaire: Gloucester est présenté comme « en tête du classement anglais », et « pour une bonne raison », ce qui en fait, à ses yeux, une équipe « de haut niveau » à qui l’on ne peut pas offrir « autant d’espace » ni de « marge de manœuvre ».

Le correctif est venu après la pause: Tameifuna juge l’attitude de l’UBB « bien meilleure » en seconde période, un élément qu’il met au crédit de la réaction collective plus qu’à un ajustement isolé.

Une première en numéro 5: « tout était vraiment nouveau »

Le fait marquant côté bordelais, dans le discours de Tameifuna, reste son utilisation en deuxième ligne, au poste de numéro 5, inhabituel pour lui. Il décrit un registre physique différent, avec « plus de courses » que lorsqu’il évolue pilier droit, et une préparation très pragmatique: il a demandé « un maximum de conseils » aux deuxième ligne avant le match, avec l’objectif de reproduire « le même impact » que celui qu’il reçoit habituellement en mêlée.

Le repère n’était pas encore instinctif: il raconte avoir failli, à plusieurs reprises, se placer en première ligne, avant de se rappeler qu’il devait se positionner « un cran derrière ». Il veut revoir sa prestation « à la vidéo » pour identifier ce qu’il peut améliorer.

Une transition assumée si besoin, et un arbitrage « différent » du Top 14

La suite n’est pas fermée: Tameifuna ne parle pas de reconversion, mais d’un service rendu au groupe. Il se dit prêt à tenir ce rôle « pendant les deux ou trois prochaines semaines », le temps du retour de blessure des joueurs habituellement utilisés à ce poste, et affirme avoir « adoré cette découverte », se disant « reconnaissant » d’avoir pu tenter « quelque chose de nouveau ».

Le match laisse aussi un point de discussion technique: interrogé sur la dernière mêlée, Tameifuna explique avoir eu « le sentiment » que son équipe prenait le dessus, tout en rappelant que « l’arbitrage est différent » de ce qu’il connaît en Top 14. Il indique que l’arbitre principal « s’est fait sa propre idée » sur l’action, sans chercher à prolonger la controverse: « on ne peut pas y faire grand-chose ».

La préparation, enfin, n’a pas été un long fleuve tranquille: questionné sur des « démêlés administratifs » à son arrivée, il concède qu’un « petit 1 % de détail » peut compter, tout en assurant que le « talent » et la « force mentale » du groupe permettent de dépasser ces incidents, comme les « six jours » de préparation et les « changements » dans la composition d’équipe.

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