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Atifa, adolescente afghane, vit à Blois après avoir fui son pays depuis le retour des talibans au pouvoir. Son histoire, racontée par franceinfo, mêle exil, peur pour ses proches restés sur place et un objectif simple, continuer à faire du cyclisme.
Le récit s’inscrit dans un contexte plus large, celui de l’Afghanistan retombé sous la coupe des talibans après leur entrée à Kaboul, et des restrictions qui visent directement les femmes. Dans ce quotidien verrouillé, le sport devient un symbole, et parfois un risque.
Le retour des talibans à Kaboul, point de bascule pour une adolescente
Selon franceinfo, Atifa a quitté l’Afghanistan après le retour des talibans au pouvoir, un événement qui a bouleversé la vie de nombreuses familles. Le média rappelle que les talibans ont pris d’assaut Kaboul après une longue période de présence militaire américaine et internationale.
Ce basculement politique a eu un effet immédiat sur la place des femmes dans l’espace public. D’après Lumni, le régime taliban est particulièrement sévère avec la population, et en particulier avec les femmes, en imposant une interprétation de la charia et des codes moraux stricts. Dans ce cadre, les loisirs et activités publiques deviennent des terrains de contrôle, ce qui met sous pression les adolescentes qui veulent étudier, sortir, ou pratiquer un sport.
Atifa se retrouve face à une alternative brutale, renoncer ou partir. Elle part. Et la France devient un point d’ancrage, pas une parenthèse.
À Blois, une nouvelle vie, mais la peur reste dans les appels en visio
Franceinfo décrit une routine qui dit beaucoup de l’exil, l’installation en France ne coupe pas le lien avec l’Afghanistan. Atifa échange en visio avec sa meilleure amie Samira, restée sur place. Ces conversations hebdomadaires servent de fil de survie, mais aussi de bulletin d’alerte.
Dans ces échanges, Samira raconte comment les talibans réduisent chaque jour les droits des femmes, selon franceinfo. Le propos n’est pas théorique, il est vécu. Le quotidien se resserre, les marges se réduisent, et la peur d’être repérée pèse sur celles qui tentent de conserver une vie normale.
Le problème? L’exil protège le corps, pas toujours l’esprit. À distance, Atifa continue de porter ce qui arrive aux autres, et ce qui pourrait arriver si son histoire, ses activités ou ses ambitions devenaient publiques aux mauvais yeux.
Sport et liberté, le cyclisme comme ligne de fracture
Le cyclisme est le fil rouge du récit initial publié par Ouest-France, et l’angle se comprend, rouler, s’entraîner, se montrer en tenue de sport, occuper l’espace public. Ce sont des gestes ordinaires en France, mais ils prennent un autre sens quand on vient d’un pays où les talibans imposent une lecture restrictive de la charia.
Lumni rappelle que, sous les talibans, les femmes subissent des interdictions qui touchent le travail, l’éducation au-delà d’un certain âge, et des loisirs comme le théâtre ou la danse. Dans ce paysage de contraintes, le sport féminin devient une cible logique, parce qu’il rend visible, parce qu’il suppose une présence dehors, parce qu’il suppose une autonomie.
Concrètement, l’exil en France ouvre un espace, celui où Atifa peut construire une identité d’adolescente, pas seulement de réfugiée. Le vélo n’est pas seulement une discipline, c’est un marqueur de liberté, et un moyen de reprendre la main sur son quotidien.
Des trajectoires d’exil qui se multiplient, entre études, engagement et reconstruction
L’histoire d’Atifa s’inscrit dans une série de récits d’Afghanes arrivées en France après le retour des talibans. Ouest-France raconte aussi le parcours de Rabia Safa Rafat, exilée à Angers, qui soutient des femmes afghanes via une association et poursuit des études de médecine, selon le journal. Elle a également écrit un livre, Les ponts brisés, en français, où elle revient sur l’exil et la situation de son pays.
Ouest-France précise que le retour au pouvoir des talibans, après le départ des Américains en août 2021, a contraint sa famille, composée de sept enfants, à quitter l’Afghanistan. Le récit insiste sur la dimension familiale du départ, et sur la difficulté d’un voyage sans retour.
Autre point. Radio France, à travers ses formats et récits documentaires, suit aussi des destins de femmes afghanes après la prise de Kaboul, en évoquant l’installation en France de réfugiés et la manière dont l’étau se resserre sur celles restées au pays. Ces trajectoires montrent une même fracture, partir pour survivre, puis reconstruire, souvent par les études, l’engagement, ou une pratique artistique ou sportive.
Dans ce paysage, Atifa incarne une autre voie, la reconstruction par le sport. Une ambition simple, continuer à rouler, continuer à progresser, et garder un lien avec ce qu’elle voulait être avant la fuite.
Sources
- De Kaboul à Blois, l'histoire d'Atifa qui a fui les talibans. Retrouvez le nouveau numéro de “C quoi l’info ? ” – franceinfo
- RENCONTRE. « Comme en enfer » : exilée en France pour fuir les talibans, elle aide les Afghanes et étudie la médecine
- RENCONTRE. « Comme en enfer » : exilée en France pour fuir les talibans, elle aide les Afghanes et étudie la médecine
- Elle a fui l'Afghanistan et les talibans – Vidéo | Lumni
- talibans : toute l'actualité et les podcasts à écouter | Radio France | Page 7